Le fil conducteur 

En recevant la caresse des souvenirs et l’idée de légèreté qu'ils véhiculent, mon périple pictural se présente comme une suite de réflexions sur la nature des images qui persistent quand déjà notre esprit s’aventure sur de nouveaux territoires.


De rémanence à permanence, cette recherche propose des suites d’images singulières, des
passés recomposés multiples et fragiles dans lesquels sont identifiés des moments sensibles. Des carnets de notes abstraites car ca n’est pas de réalité dont je tente de parler a travers la peinture, mais bien du sentiment qu’on ne fait que transmettre
un peu de soi dans le monde qui nous entoure, transformés que l’on est par les hasards sinueux de nos routes, au contact des autres et de leurs vies.


Le fil conducteur de cette recherche passe alors par
la résonance des choses, altérées par la mémoire puis reconstruites dans un graphisme conceptualisé.

 

Claire Wastiaux
 

"...comme une eau le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs..." 

Nicolas Bouvier, L'usage du monde

 expositions 

Australie :
From far and beyond

From far and Beyond, exposition en duo avec Gosia Erzechowska

Cette exposition élaborée en Australie fut l'occasion d'une plongée au cœur de l'imaginaire aborigène, de leur mode d'expression si singulier. A l'aide d'un pointillisme symbolique souvent accompagné de lignes répétitives, les aborigènes représentent la présence des être suivants et des esprits sur la terre. Ces peintures sont les déambulations codifiées d'êtres ou d'esprit apparaissant sous forme de rêve, témoignant d'une dimension parallèle dans laquelle certaines choses se passent et se décident pendant que nous vivons, tout simplement. Ma série des cercles serait plutôt l'exploration rapprochée de certains détails, une sorte d'ode à l'infiniment petit devenu infiniment grand. 

Série de 10 tableaux

Le souffle du dragon :
Résidence d'artiste Renoir

Laurate du Prix Renoir 2002.

Présidente du jury: Maya Picasso

Le dessin est à l’origine du tableau. En décidant de
l’inclure à la peinture je perturbe sa composition dense,
équilibrée et du simple fait d’y chercher sa place, le
dessin ouvre la surface peinte à une dimension plus en
profondeur. Chaque petit papier est un geste intime de
ma part, invitant le spectateur à se projeter dans
l’espace du tableau, construit à cet effet à échelle
humaine. C’est aussi une « signature » de la toile qui
s’authentifie par elle-même, qui conclue l’espace avec
sa propre légitimité.

Série en 21 tableaux de 180x110 cm réalisé lors d'une résidence à l'atelier Renoir a Essoyes.

peinture...