Parlons du dragon

01/19/2018

 

Le voici mon arbre, dans son enchevêtrement d’écorces sur un tronc tordu. Il rase le sol et contrairement aux autres arbres, il semble prêt à s’envoler, toutes branches déployées, puissamment.

Je l’ai appelé « le dragon ».

 

Lui et moi ce fut un coup de foudre, de ceux qui se font naturellement. Il était là, il n’attendait que moi. Quand à moi, trop heureuse de l’avoir trouvé près de la maison, je lui déclarais rapidement ma flamme en le photographiant sous toutes les coutures.

 

Alors je vous le présente en quelques photos pour vous familiariser avec ses méandres et ses courbes. Il était très beau, dénudé par l’hiver, dressé dans la neige. Je m’attardais dans la lumière fragile d’un rayon de soleil engourdi par le froid de janvier pour l’apprivoiser et lui faire ma cour. Ou peut être était-ce lui qui tentait une approche ?

Nous trouvions un langage commun au travers des images qu’il me laissait prendre de lui.

 

En le regardant attentivement on voit bien qu’il est solide, et qu’il a du s’imposer pour survivre. Un arbre qui rampe n’est pas commun. Un arbre qui suit le sol et cherche son chemin à l’horizontale non plus. Et ça, j’ai aimé. Cette indépendance dans la ramure, cet ondoiement contre nature…

 

Dès lors s’installait un rituel lorsque je sortais le matin et rentrait le soir. Un coup d’œil à la lumière, au dragon et si les conditions étaient propices, je montais près de lui pour improviser une petite prise de vue sous l’œil amusé des gardiens du parc.

 

Et c’est ainsi que de semaines en semaines et au fil des saisons, je pris le temps de le connaître.

 

 

 

 

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